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Choisir sa borne 4 min de lecture

Indices IP et IK d'une borne : ce que ça veut dire

Kylian Dev
Kylian Dev, Fondateur• Mis à jour le 22 septembre 2026

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En bref

Sur une fiche technique de borne, IP désigne la protection du boîtier contre l'eau et la poussière, et IK sa résistance aux chocs mécaniques. Les deux sont suivis de chiffres (par exemple IP54, IK08) : plus ils sont élevés, plus la protection est forte. Pour une pose en extérieur exposée aux intempéries ou aux passages, ces deux indices comptent autant que la puissance de charge — et conditionnent souvent la garantie du fabricant si l'installation ne respecte pas le niveau recommandé.

Comment lire ces deux codes

Ces indices suivent des normes internationales (CEI 60529 pour l'IP, CEI 62262 pour l'IK) reprises par tous les fabricants d'équipements électriques, pas seulement les bornes de recharge. Le code IP est composé de deux chiffres : le premier note la protection contre les corps solides (poussière, petits objets), le second contre les liquides (gouttes, projections, jets). Le code IK est un seul chiffre qui note l'énergie d'impact que le boîtier peut absorber sans dommage.

IP — 1er chiffre
Protection contre les corps solides : de l'absence de protection à l'étanchéité totale à la poussière.
IP — 2e chiffre
Protection contre l'eau : gouttes verticales, projections, jets, voire immersion selon le niveau.
IK
Résistance aux chocs mécaniques — un choc de manœuvre, un objet qui tombe, un coup involontaire.

Le repère à retenir

Une borne posée à l'extérieur, exposée à la pluie, doit afficher un IP nettement supérieur à une borne posée dans un garage fermé. C'est l'installateur IRVE qui valide, au regard de l'emplacement réel (auvent, façade nord, zone de passage), que le niveau annoncé par le fabricant est suffisant — ne vous fiez pas à un chiffre isolé sans regarder le contexte de pose.

Pourquoi ça compte pour la durabilité et la garantie

Un boîtier insuffisamment protégé pour son emplacement réel vieillit mal : infiltration d'humidité dans l'électronique, corrosion des contacts, ou dommage au premier choc contre un pare-chocs qui manœuvre trop près. Au-delà de la panne, c'est un motif fréquent de refus de garantie — la plupart des fabricants précisent dans leur documentation les conditions de pose (intérieur, extérieur abrité, extérieur exposé) qui correspondent au niveau IP/IK garanti. Vérifier cette correspondance avant l'achat évite une déconvenue coûteuse en cas de panne.

Retenez la logique plutôt qu'un chiffre : plus l'exposition est rude, plus l'indice doit être élevé — et c'est la documentation du fabricant, pas une estimation à l'œil, qui fixe le seuil adapté à votre pose.

Ce critère s'ajoute à la puissance et au type de câble dans le choix de la borne, détaillé dans notre guide wallbox : comment choisir, et à la question du support (mur ou pied) qui influe directement sur l'exposition réelle du boîtier.

Questions fréquentes

Pas au-delà du besoin réel : un IP très élevé sur une borne posée à l'abri sous auvent n'apporte rien et n'est jamais le seul critère de choix. Ce qui compte est que le niveau annoncé corresponde à l'exposition réelle de l'emplacement (pluie directe, projections, poussière).

Non, IP et IK mesurent deux choses différentes : l'IP concerne l'eau et la poussière, l'IK la résistance mécanique aux impacts. Une borne peut afficher un bon IP et un IK faible, ou l'inverse — les deux fiches techniques se lisent séparément.

Pour aller plus loin

Article informatif. Les niveaux IP/IK adaptés à votre emplacement sont à vérifier auprès du fabricant de la borne et de l'installateur qualifié IRVE, selon les conditions réelles de pose.